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L'auteur

Né à Paris le 8 décembre 1862. Mort à Rueil Malmaison le 5 juin 1921. Georges Feydeau naît le 8 octobre 1862 rue Saint-Pétersbourg à Paris.
Son père Ernest Feydeau est romancier. Georges est un enfant assez turbulent adoré par son père ; celui-ci meurt à la suite d’une longue maladie, le 29 octobre 1873.
Elève au lycée Chaptal, puis au lycée Saint-Louis, il se montre un élève très moyen enthousiasmé par une seule chose : le théâtre. Mais ses préférences vont d’abord à la tragédie et au drame. Il finira ses études au collège Sainte-Barbe.
Il fait ses débuts au théâtre comme comédien et imitateur dans le cadre d’un petit club de théâtre intimiste : le cercle des Castagnettes.
Pour son ami comédien, Félix Galipau, Georges Feydeau écrit en 1881 un monologue en vers : le Mouchoir.
Il remporte d’agréables succès mondains grâce à des saynètes mais le moment est bientôt venu pour lui à 20 ans d’écrire des oeuvres plus conséquentes. En quelques jours, en 1882, il écrit sa première pièce en un acte et à deux personnages intitulée « par la fenêtre ».
En 1883, il fait son service militaire et continue à écrire des pièces dont certaines parodient la condition du militaire.
Création le 19 septembre 1888 de sa 4ème pièce en 3 actes « Chat en poche ».
Le 14 octobre 1889, il se marie avec la belle Marianne Carolus-Duran. Avec son ami comédien Maurice Desvallières, Georges Feydeau va dès 1890 élaborer ses premières pièces à succès. Il joue avec lui ses propres créations. C’est avec « Monsieur Chasse » en 1892 que Georges Feydeau obtient son premier succès public (plus de cent représentations).
Il fume d’énormes cigares et répond un jour à l’acteur Germain qui lui demande s’il n’a pas mal à tant fumer : « Au contraire : dans le nuage épais de mon cigare, je vois mes personnages. » Le 18 novembre 1893 voit la dernière de « Champignol malgré lui » après 422 représentations.
Suite à la première représentation du « Fil à la patte », le 9 janvier 1894, Feydeau écrira : « Je n’oublierai jamais le succès qui fut fait à cette première. J’en ai connu de belles depuis ; jamais – est-ce parce que j’ai vieilli ? – je n’ai retrouvé de sensations pareilles ».
« La Dame de chez Maxim » en 1899 sera un véritable triomphe.
Georges Feydeau est d’une exigence folle concernant l’interprétation de ses pièces et parfois d’une rare férocité. Un jour, un jeune premier, peu remarquable par son intelligence, interrompt le travail par un lumineux : « J’ai une idée ! » et Georges Feydeau de murmurer : « Comme elle doit s’ennuyer toute seule ! ».
Il écrit une soixantaine de pièces (dont « Le Dindon », « Occupe-toi d’Amélie », « On purge bébé », etc…) comme un enfant fait ses devoirs : « Oh ! non, je ne suis pas de ceux qui enfantent dans la joie ».
A la question : Comment êtes-vous devenu vaudevilliste ? Feydeau répondait cependant : « C’est bien simple. Par paresse tout simplement. Comment ! Cela vous étonne ? Vous ignorez donc que la paresse est la mère miraculeuse du travail. »
En 1909, suite à une querelle plus violente que les autres avec sa femme, il prend pension à l’hôtel du Terminus près de la gare Saint-Lazare. Après quelques retours épisodiques à son ancien domicile, il décidera de finir ses jours dans l’appartement 189 du Terminus.
Le 6 avril 1916, le divorce est prononcé entre Georges Feydeau et Marianne Feydeau, né Carolus-Duran. C’est son ex-femme qui aura la garde des trois enfants. Les dernières années de sa vie seront très difficiles pour lui. Il contracte une maladie d’origine vénérienne. Un délire confus mais également très lucide s’empare progressivement de lui. Il s’identifie, entre autre, à Napoléon III.
Il meurt à Rueil-Malmaison dans une maison de santé le 5 juin 1921. Quelques semaines auparavant, l’ancien client de chez Maxim’s dira à Sacha Guitry venu le voir : « Je ne sortirai plus d’ici !... Je vais donc mourir à Rueil !... Allons c’est très bien. Un vrai parisien meurt en banlieue : c’est de là qu’il embrasse le mieux Paris ! »

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