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La Dame de chez Maxim

Le projet

Genèse du projet

Depuis toujours, Camille de La Guillonnière et Jessica Vedel, directeurs artistiques de la compagnie Le Temps est Incertain Mais on joue quand même ! avec l'aide de leur troupe, s’attachent à faire tomber les barrières entre les comédiens et les spectateurs. Pour eux, le théâtre doit être un lieu de partage et de rencontre. Pour pousser plus loin cette démarche, ils ont voulu proposer à leurs spectateurs fidèles ou nouveaux de former, avec quelques comédiens professionnels, une grande troupe éphémère. C'est ainsi qu'est né le projet « Le temps d'une troupe » en 2017, sous forme d’un stage court fin août, au château du Plessis-Macé, qui donnait lieu à quatre représentations de la pièce montée au cours du stage.
La troupe, c’est cette famille citoyenne où tous sont réunis malgré les différences sociales et culturelles pour construire ensemble un spectacle.

 

Le projet

Après deux expériences de création réunissant acteurs amateurs et professionnels au château du Plessis-Macé (Le songe d'une nuit d'été de Shakespeare en 2017 et L'Atelier de Grümberg en 2018), l'EPCC Anjou-Théâtre a sollicité la compagnie Le temps est Incertain mais on joue quand même ! pour réitérer le projet « Le Temps d'une troupe » et l’inventer à grande échelle. Grâce au soutien du Théâtre Régional des Pays de la Loire, cette folle aventure est devenue possible…

Ce projet a offert la possibilité à quinze acteurs amateurs de jouer vingt-huit représentations du même spectacle en quelques mois seulement ! Ils partagent le plateau avec 6 comédiens professionnels : 5 interprètes réguliers de Camille de La Guillonnière et le comédien Patrick Pelloquet, directeur du Théâtre Régional des Pays de La Loire.
Vingt représentations (pour la plupart complètes !) ont déjà eu lieu au château du Plessis-Macé au cœur de l’été et une représentation au Festival de Théâtre de Noirmoutier en août devant 700 spectateurs. Ce sont maintenant sept représentations qui auront lieu en décembre à Cholet.
Plus de 3 000 spectateurs ont déjà applaudi notre troupe éphémère durant l’été !

Cette aventure théâtrale réunit également la scénographe Sandrine Pelloquet, la costumière Anne-Claire Ricordeau et l'éclairagiste Richard Hourlier, collaborateurs réguliers du Théâtre Régional des Pays de la Loire. Le théâtre est un art polyphonique qui rassemble beaucoup de corps de métiers ; c’est aussi la découverte de tous ces métiers du théâtre qui a été proposée aux amateurs.

Inspirés par la grande et belle aventure initiée en 1892 par Maurice Pottecher à Bussang, l’objectif a été de créer un « théâtre du peuple » angevin.

 

Calendrier des représentations

  • Du 22 au 31 décembre 2019 : 7 représentations au Théâtre Interlude à Cholet (horaires indiqués sous réserve de modification) :
- Dimanche 22 décembre 15h
- Lundi 23 décembre 20h
- Vendredi 27 décembre 20h
- Samedi 28 décembre 20h
- Dimanche 29 décembre 15h
- Lundi 30 décembre 20h
- Mardi 31 décembre 19h
  • Du 15 juillet au 9 août 2019 : 20 représentations au Château du Plessis Macé (49) – tous les jours à 21h sauf les samedis et dimanches (relâches).
  • Dimanche 11 août 2019 à 21h30 : 1 représentation dans la cour du château de Noirmoutier, dans le cadre du Festival de Théâtre de Noirmoutier.

Réservations

Pour les 7 représentations au Théâtre Interlude à Cholet du 22 au 31 décembre 2019 :

Réservations à partir du 19 novembre 2019 à l’Office de Tourisme du Choletais, 14 avenue Maudet 49300 Cholet - 02 41 49 80 00 - ouvert du lundi au samedi 9h30/12h30 et 14h/18h (le mardi ouverture à 10h)

Les jours de spectacles au Théâtre Interlude 9 rue de St Melaine 49300 Cholet - Billetterie mise en place 1h avant chaque représentation.

Plein tarif : 10 €
Tarif réduit (moins de 18 ans) : 7€

Notes d'intention

Une nuit, un homme rangé s'égare dans un cabaret et ramène chez lui une des plus belles danseuses ! A l'inverse du cauchemar qui s’ensuit, la situation de départ est d’une extrême simplicité́. Tout part de presque rien, on avance et on verra bien : destination le chaos.

Nous nous laisserons porter par cette écriture, précise comme une partition musicale, afin de repousser sans cesse les limites du raisonnable et de l'imaginaire. Nous irons encore plus loin dans la folie de Feydeau en poussant les acteurs, par une grande simplicité́ de moyens et de décors, à porter en eux-mêmes tout « l’appareil technique ». En effet, nous resterons fidèles à notre obsession qu'au theatre, nous devons donner à imaginer plus qu'à voir. Comme semble nous l'indiquer l'auteur, notre mot d'ordre sera : « plus c’est énorme, mieux ça passe ».

Cette folie est une plongée dans ce qui, en l'homme, ne souffre aucune limite : l'inconscient. Et pour que l’inconscient se manifeste sans arrêt, nous nous acharnerons à faire transpirer la salle et la scène, à les épuiser jusqu’à la perte de tout contrôle.

Nous ne nous encombrerons pas des nombreuses didascalies où il est question d’espace, de temps, d'intonation, pour laisser le champ libre au seul jeu des acteurs. Les corps vont vite, les têtes vont lentement, jusqu’au moment où la tête explose et le corps dérape.

La machine théâtrale et poétique de Feydeau, semble porter en elle le divertissement pur, comme on dirait d'un diamant qu'il est pur. Immédiatement éblouissant dans sa forme et qui fait de l’espace de la représentation le lieu possible d’une joie partagée.

Faire rire c’est, sans le toucher, atteindre le corps de l’autre et lui redonner une seconde enfance. Feydeau use et abuse de sa machine à produire du délire pour, le temps d’une représentation, nous redonner l’âge où nous étions capables de nous étonner de tout, l’âge où, comme dit Freud, nous n’avions pas besoin du comique pour nous sentir heureux dans la vie.

Camille de La Guillonnière

L'auteur

Né à Paris le 8 décembre 1862. Mort à Rueil Malmaison le 5 juin 1921. Georges Feydeau naît le 8 octobre 1862 rue Saint-Pétersbourg à Paris.
Il fait ses débuts au théâtre comme comédien et imitateur dans le cadre d’un petit club de théâtre intimiste : le cercle des Castagnettes.
Il remporte d’agréables succès mondains grâce à des saynètes. Puis, à 20 ans, il se lance dans l’écriture d’œuvres plus conséquentes. En quelques jours, il écrit sa première pièce en un acte et à deux personnages intitulée « par la fenêtre ».
En 1883, il fait son service militaire et continue à écrire des pièces dont certaines parodient la condition du militaire.
En octobre 1889, il se marie avec la belle Marianne Carolus-Duran. Avec son ami comédien Maurice Desvallières, Georges Feydeau va dès 1890 élaborer ses premières pièces à succès. Il joue avec lui ses propres créations. C’est avec « Monsieur Chasse » en 1892 que Georges Feydeau obtient son premier succès public (plus de cent représentations).
Il fume d’énormes cigares et répond un jour à l’acteur Germain qui lui demande s’il n’a pas mal à tant fumer : « Au contraire : dans le nuage épais de mon cigare, je vois mes personnages. »
Les succès s’enchainent : « Champignol malgré lui » joue 422 fois, « Un Fil à la patte », créé en 1894 est un grand succès, « La Dame de chez Maxim » en 1899 sera un véritable triomphe.
Georges Feydeau est d’une exigence folle concernant l’interprétation de ses pièces et parfois d’une rare férocité. Il écrit une soixantaine de pièces.
A la question : Comment êtes-vous devenu vaudevilliste ? Feydeau répondait cependant : « C’est bien simple. Par paresse tout simplement. Comment ! Cela vous étonne ? Vous ignorez donc que la paresse est la mère miraculeuse du travail. »

Il divorce de sa femme et prend pension à l’hôtel du Terminus près de la gare Saint-Lazare. Les dernières années de sa vie seront très difficiles pour lui. Il contracte une maladie d’origine vénérienne. Un délire confus mais également très lucide s’empare progressivement de lui. Il s’identifie, entre autre, à Napoléon III.

L'histoire

Au lendemain d’une nuit d’ivresse, la Môme Crevette, danseuse de chez Maxim, se retrouve dans le lit de l’honorable docteur Petypon peu habitué aux boissons fortes. Quand son oncle arrive à l’improviste, après neuf ans d’absence, et le surprend en si charmante compagnie, Petypon n’a d’autre choix que de faire passer la Môme pour sa propre femme. Comment la véritable Mme Petypon va-t-elle réagir ? La Môme Crevette fera-t-elle longtemps illusion dans la haute société ? Le franc parler et l’infatigable entrain de cette femme libre vont faire souffler un vent de tempête sur le soi-disant grand monde...

Le Générique

La Dame de chez Maxim

de Georges Feydeau

Spectacle créé dans le cadre de l’événement « Le Temps d’une troupe » porté par l’EPCC Anjou-Théâtre en partenariat avec le Théâtre Régional des Pays de la Loire. Direction artistique : Le Temps est Incertain Mais on joue quand même !

Mise en scène : Camille de La Guillonnière, Collaboratrice artistique : Jessica Vedel, Scénographie : Sandrine Pelloquet, Costumes : Anne-Claire Ricordeau, Lumières : Richard Hourlier, Graphisme (affiche) : Stéphane Larroze

Avec six comédiens professionnels : Julien Bouanich : Petypon, Patrick Pelloquet : Général Petypon Du Grêlé, Lise Quet : Madame Petypon, Morgane Rebray : La Môme Crevette, Mathieu Ricard : Mongicourt / 3e Officier, Jessica Vedel : Madame Sauvarel.

Et quinze comédiens amateurs : Laurent Babarit : Le Balayeur / Chamerot, Sofiane Benabed : Marollier, Militaire / Vidauban, Emmanuel Descoubes : Etienne / Sauvarel, Morgane Enjalbert : Madame Hautignol, Aurélie Fournier : Madame Vidauban, Vincent Goldie : La Duchesse De Valmonté, Jean-Baptiste Gourmel : Guérissac / Varlin, Julien Hocde : Le Duc, Audrey Husson-Mucher : Madame Claux, Aziliz Jouan : Clémentine, Céline Leroy : Madame Virette / un porteur, Catherine Mangenot : L’abbé, Nathalie N’Songan : Corignon, Militaire / Une Femme Au Début De L'acte 2, Marjorie Saint Martin : Madame Ponant, Ludivine Vaillant : Emilie / un porteur.

Création juillet 2019

Tout public à partir de 10 ans

Durée : 2h45

Production : EPCC Anjou-Théâtre et Théâtre Régional des Pays de la Loire