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Notre travail constituera, comme chez Louis Calaferte, à mettre en valeur des « stéréotypes de comportement » au sein du couple en particulier et de la société en général. L’intime a une valeur universelle quand on souligne sa vérité profonde sans velléité d’ « actualisation ».


Il s’agit bien, au travers du rire, de dénoncer les bassesses et l’égoïsme qui régissent trop souvent les relations humaines.
L’essentiel du travail portera donc sur l’exécution rigoureuse de la partition dans une esthétique évocatrice des années du début du siècle dernier, période de création des oeuvres, années qualifiées d’insouciantes et pourtant si proches de la première guerre mondiale.

FEU LA MÈRE DE MADAME
La chambre à coucher d’Yvonne. Il est quatre heures du matin. Le mari d’Yvonne, Lucien, déguisé en Louis XIV, revient du bal des Quat’zarts. Mauvaise humeur de l’épouse réveillée en sursaut. Querelles conjugales. On sonne. C’est un domestique, Joseph, qui vient annoncer la mort de la mère de Madame. Yvonne s’évanouit. Puis le couple se prépare à se rendre à la maison mortuaire. Mais certains propos de Joseph font comprendre que le domestique a fait erreur : c’est en réalité la mère de la voisine qui est décédée. Expulsion de Joseph. Nouvelle dispute des époux.

MAIS N’TE PROMÈNE DONC PAS TOUTE NUE !
Le salon du député Ventroux. Celui-ci reproche à sa femme de se montrer trop souvent en tenue légère devant leur fils ou devant Victor, leur domestique.
Lorsque Monsieur Hochepaix, maire de Moussillon-les-Indrets et adversaire politique de Ventroux, vient solliciter une faveur pour ses administrés, Clarisse apparaît encore dans la même tenue, provoquant à nouveau la fureur de son époux.
La jeune femme est piquée à la croupe par une guêpe. Persuadée que son cas est grave, elle prie son mari de bien vouloir sucer la plaie. Ce dernier s’y refuse. Monsieur Hochepaix, sollicité à son tour, se dérobe également. On va donc faire appel à un médecin.
Sur ces entrefaites, on annonce la visite de Romain de Jaival, journaliste au Figaro venu interviewer Ventroux. Celui-ci passe dans la pièce voisine afin d’y poursuivre son entretien avec monsieur Hochepaix et demande au reporter de bien vouloir patienter quelques minutes. Survient alors Clarisse qui, prenant Jaival pour le médecin, lui fait examiner l’endroit douloureux et extirper l’aiguillon. Entrant à ce moment précis, Ventroux, indigné, repousse brutalement le journaliste dont il révèle l’identité à sa femme. Soudain, il s’aperçoit que Clémenceau, son voisin, se trouve à sa fenêtre : il a assisté au spectacle et il ricane. « Ah ! je suis foutu ! ma carrière politique est dans l’eau ! » s’exclame le parlementaire, pendant que Clarisse, avec une inconscience désarmante, adresse de petits saluts au tribun.

 

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