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Attention chef-d'oeuvre !

Le bourgeois Lenglumé se réveille un beau matin avec un inconnu dans son lit, une épouvantable gueule de bois, le soupçon d'être mêlé à un crime et la perspective embarrassante de témoins à faire disparaître... En vingt-et-une courtes scènes, les personnages de cette comédie considérée dès sa création comme un des chefs d'œuvre d'Eugène Labiche sont projetés dans un tourbillon de quiproquos atteignant des sommets d'absurde et de drôlerie.

image vido Laffaire
TEASER L'AFFAIRE DE LA RUE DE LOURCINE d'Eugène... par trplcholet

 

Résumé :

  LIZ9392 Un matin, à Paris, le rentier Lenglumé se réveille avec un violent mal de tête et la bouche pâteuse. Son seul souvenir de la veille reste la perte d'un parapluie vert. Il trouve dans son lit un homme dans le même état : Mistingue, chef cuisinier, qui se souvient avoir perdu un mouchoir avec ses initiales «J.M.». Les deux hommes se sont rencontrés au repas organisé la veille par « l’institution Labadens » dont ils étaient tous deux élèves. Au cours du déjeuner, Norine, la femme de Lenglumé, lit un article sur une jeune femme, une charbonnière, qu'on a retrouvé horriblement mutilée dans la rue de Lourcine. Les meurtriers, en état d'ébriété, ont laissé sur place un parapluie vert et un mouchoir gravé «J.M.». Le domestique Justin a en fait substitué un journal de 1837 au journal du jour, qu’il n’a pas à disposition, mais les deux hommes l’ignorent et croient être les meurtriers, d’autant plus qu’ils ont les mains pleines de charbon, mains qu’ils s’empressent de laver.

 

Potard, cousin de la famille, venu pour le baptême de son fils, affirme alors avoir passé la soirée avec les deux compères au théâtre de l’Odéon, ce qui les réjouit un temps, avant qu’ils n’apprennent que Potard blaguait. Les deux noient leur chagrin dans l’alcool et désespèrent un peu plus quand ils découvrent dans leurs poches un bonnet et un soulier, vestiges compromettants de leur soirée.

 

Lourcine-Lenglumé et Mistingue se lavent les mainsLenglumé croit pouvoir s’enfuir mais ne peut obtenir de passeport, la préfecture étant fermée. De plus Potard venu demander un peu d’argent à Lenglumé provoque un quiproquo : Lenglumé, très agité, croit que son cousin l’a aperçu le soir du crime et vient lui faire du chantage ; il laisse donc son domestique apporter un réchaud à charbon dans la pièce où se trouve Potard afin de l’asphyxier. Enfin Justin découvre le bonnet, caché dans le pot à tabac, ce qui conduit Lenglumé à le poursuivre et à le battre. Tout cela accable Lenglumé qui s’enivre à nouveau tandis que Mistingue fait cuire le soulier pour le faire disparaître. Les deux se retrouvent et conçoivent en même temps l’idée de tuer l’autre pour échapper aux soupçons des enquêteurs. Mais alors que Mistingue relit le journal à haute voix pour distraire Lenglumé, l’un comme l’autre arrêtent leur mouvement meurtrier en découvrant la vérité sur la date du journal. Toutefois Lenglumé n’est pas encore rassuré et croit avoir tué Justin et Potard : heureusement, les deux s’en sont sortis sans problème. Norine surgit alors en fureur avec une note à la main, qui éclaircit le contenu de leur soirée : non seulement son chat est mort à cause du réchaud à charbon, mais elle a appris que les deux se sont tellement enivrés qu’il a fallu les enfermer dans la cave à charbon. Quant au soulier et au bonnet, ils appartenaient à « la demoiselle du comptoir ». Lenglumé, agacé, finit par faire porter à la gare comme un vulgaire colis de marchandise Mistingue, qui s’est rendormi entre temps.

 

 

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